Imprimer cet article

Regard d’Indien par Sylvain Leser

 Du 1er décembre 2011 au 1er février 2012

 

« Regard d’Indien »

L’Inde est un lieu Divin, empli de sons, d’odeurs, de goûts et de sensations. Un pays d’une grande beauté et parallèlement d’une laideur picturale. Mais au-delà de sa brutalité, ses ombres et ses lumières ne peuvent que nous éveiller.

C’est au sein de ce pays fascinant, hors du temps et des repères occidentaux que j’ai été témoin d’une expérience riche d’échanges de regards; des regards qui en disent long, des regards qui s’épargnent de paroles…profonds, généreux…sans artifices et faux-semblants.
De celui qui apporte la sérénité en un instant malgré le tumulte et le chaos environnant…..A cet autre qui m’apporte exaltation, sans qu’aucun mot n’ait été prononcé.
Ces regards resteront à jamais gravés dans mon âme, ces yeux ancrés dans le présent qui parfois ressemblent étrangement aux yeux des icônes de l’hindouisme; empreints de toutes les émotions de la création.

Ma découverte de ce pays unique date de décembre 2009 et ma première escale, Vârânasî que nous connaissons sous son ancien nom Bénarès, « La » ville sainte par excellence.
Je me rappelle encore mon arrivée, accueilli par un jeune chauffeur de taxi aux yeux souriants, m’honorant d’un « Welcome in the Holly city of India » tout en dodelinant de la tête, comme prévu…
Bénarès ne se décrit pas…elle se vit et j’estime que l’extrait de l’écrivain Vijay Singh, dans son ouvrage «Le Gange  et son double» en révèle ici tout son sens: “II y a un point dans la conscience où rien n’existe. Choc, silence, vide, transe, absence, gouffre, vacuité, vacuum. Tant de mots et pourtant rien ne capte ce point, le point de vie, le point de mort. C’est pour le découvrir que Bénarès Est. Et ce n’est pas parce que ses sages ont trouvé ce point, mais précisément, parce qu’ils ne l’ont jamais trouvé.” (Aurais-je, quelques comptes à régler avec la mort ? Oui, sans aucun doute…Alors je pense être au bon endroit, au bon moment.)
Tout ce que je découvrirai de Bénarès me semblera beau, fort et sage; et je me dis que rapporter avec moi les images de ce que j’ai vu et ressenti afin de le partager sera mon hommage à ce lieux si mystique et si particulier.

L’Inde est en mouvement permanent. Tout un peuple, même celui ou celle qui parait le plus laïque, possède une dévotion surpuissante.
Mon deuxième séjour me portera donc à Calcutta, « Kolkata, cité de la Foi» réputée pour son grand nombre de laissés-pour-compte, sa misère omniprésente et où les corbeaux croassant surprennent par leur suprématie…
Je m’envole pour un autre contraste, « Jaipur, la ville rose » au cœur du Rajasthan, cité des marchands de pierres précieuses, des palais de Maharadjas et me perdre dans ses rues me plongera dans un autre univers et un autre temps.

Au terme de ces deux premiers voyage, je me sens bouleversé, séduit, fasciné et malgré les images parfois brutales où la mort côtoie la vie, je rentre en France émerveillé…décidé deux mois plus tard à retrouver ces images fortes que seule l’Inde semble susceptible de m’apporter dans cette période de ma vie.

Mumbai sera ma première destination, et je reste encore sidéré par sa représentation absolue du Gigantisme. Agglomération de plus de 22,3 millions d’habitants, soit une des dix villes les plus importantes au monde, Bombay honorée d’être « capitale commerciale » me  frappe de plein fouet par ce dortoir géant où des centaines de milliers de sans-abris hantent ses rues. Mes pas me conduiront vers le « Dharavi slum», l’un des plus grands bidonvilles du globe où je photographie certaines âmes errantes, estimant que cet « échange» peut leur procurer un peu d’attention; tout comme me mettre à la hauteur de ces Intouchables très touchants.

Mon dernier séjour, en Septembre 2010 me permettra de découvrir « Amritsar » située dans le Punjab, région que l’on surnomme the « Turban People of India » dans les hauts-lieux de la culture et religion Sikh, tout comme au sein du fameux Temple d’or, lieux éblouissant empreint de lumière autant réelle que spirituelle.
Je poursuis mon périple par Jodhpur « la ville Bleue », celle des charmeurs de serpents, des kalbelhias, gitans d’inde vêtus de costumes aux couleurs vives et saris traditionnels.
Je ne peux achever mon voyage sans revoir Bénarès « cité des Dieux » et ses temples Shivaistes millénaires, disparus sous les eaux du Ganges tels une Atlantide après la mousson. En cette saison de l’année, le centre de crémation, le « Manikarnika Ghât » bat son plein et j’assiste aux cérémonies et rites funéraires…les corps dans l’attente de leurs incinérations sont baignés selon les coutumes ancestrales, et le courant très vif emporte les corps non consumés qui seront simplement inhumés dans le fleuve. Je réalise que le Gange pourrait faire penser au plus grand cimetière marin de la planète lors de la saison sèche…et malgré la mort qui rode sans répit, je quitterai cette «Vârânasî pleine de Vie » avec la conviction d’y revenir….

A tous ces regards…A tous ces instants volés, ces souvenirs rares et précieux, j’aimerais dire aux Indes : « Si grandes et si riches avec autant de façon de vous voir ; le désir de vous quitter parfois, pour aussitôt y revenir….Sans doute bien avant que je vous découvre, vous m’aviez envoûtées»

Sylvain Leser / Manon Cornic.

Imprimer cet article

“Hollywood Boulevard” par Steve BANKS

Lire la suite de cet article »

Imprimer cet article

“L’HEURE DES LOUPS” par Véronique DURRUTY

durruty-loup-presse-8.jpg

« Cela fait longtemps que la nuit me hante*. Avec ces pellicules que l’on dit « peu sensibles » - tout est question d’échelle, un poil d’éclat en trop est tout est brûlé, cramé, au panier -, écrire la lumière de la pénombre dans une boite noire, elle meurt si elle voit le jour, la révéler dans le secret de l’obscurité, et surtout attendre, pour qu’enfin les couleurs éclatent dans la lumière.

Et là, voir si les fantômes prennent vie. Ou si tout est raté.

La nuit rôdent les vampires, la nuit je suis un peu vampire. Même si au fond rien ne change, je ne veux que partager mes rêves, aux heures des loups je les vole en douce dans la pénombre qui me cache, me protège, m’aspire.Au matin je recrache le sang sucé. Et parfois les fantômes prennent vie.Ceux là un jour, je les expose, effet de bascule, je rêve que tous les voient, et qu’ils racontent leurs histoires. Leurs histoires? La nuit rend schizophrène, à l’heure des loups l’homme se transforme en loup-garou, derrière chaque fantôme il y a mille histoires, dure ou poétique, folle ou rationnelle, la sienne, la mienne, la vôtre qui la regardez, celle de votre voisin. Toutes sont vraies puisqu’elles existent dans un cerveau.
Et maintenant plongez dans la nuit, devenez vampires, schizophrènes, disséquez mes fantômes, triturez mes images. Changez de peau, regardez avec vos yeux, mais aussi avec ceux des autres. Est-elle mouvante cette image fixe, vue en changeant de regard ?Et donnez-moi votre version des faits. Pour que mes fantômes restent vivants. » Véronique Durruty

**************************************************

Pour cette exposition, Véronique est sortie à cette heure particulière dite celles des loups, partout dans le monde, puis a envoyé à tous ceux qui le souhaitaient 1 ou 2 images de l’exposition, sans aucune indication, afin qu’ils écrivent l’histoire que leur raconte cette photo, et que chaque visiteur la regarde et voie différemment, en fonction des textes qui l’accompagnent. Les textes ont afflué, de tous âges, collégiens, retraités, de tous horizons, amateurs, écrivains, journalistes, de tous horizons géographiques aussi, paris, province, d’ici un texte en russe, de là un beau poème sombre venant d’un philosophe de Dakar…

Tous accompagnent les photographies qui les ont inspirés dans cette exposition qui restera « vivante » puisque tout au long de l’accrochage, les visiteurs sont invités à envoyer leur propre texte sur le blog de l’exposition.

Imprimer cet article

“Di Vino” par Philippe Martineau

bddetail_bulles.jpg

Exposition du 28 avril au 8 juin 2011.
Goethe a proclamé «L’art et le vin servent au rapprochement des peuples», une citation qui illustre avec perfection la philosophie de Philippe Martineau, généreux épicurien dans l’âme.

Dans l’esprit collectif français, le vin demeure un des symboles fort de la culture, et ici, Philippe Martineau nous démontre avec clarté que le patrimoine viticole Européen mérite ses lettres de Noblesse.

Son itinéraire a duré 4 années pendant lesquelles Philippe Martineau a pu découvrir les paysages viticoles les plus impressionnants, les caves les plus remarquables et les bouteilles les plus prestigieuses.

Avec son œil d’artiste, les panoramas lunaires de Lanzarote répondent aux pentes voluptueuses de la Ribera Sacra, sous la transparence des verres apparaît tout un univers de bulles et de couleurs intenses et vives. Les caves apparaissent dans un halo clair obscur, nous offrant des éblouissements de nuances dorées et cuivrées… Ce foisonnement de lumières précieuses trouve son écho dans la quête du photographe.

“Le geste le plus important n’est pas la prise de vue. D’abord, il faut se rendre disponible au mystère, et l’accueillir avec le cœur. Dans cet état de suspense, les photographies deviennent les témoins d’une évidence fondamentale et, sans être des réponses, lèvent un peu le voile sur le Mystère.” Peut-être est-ce le fil d’Ariane, qui à travers tant de destinations, révèle l’intense cohérence de cette série.

Di Vino, c’est une Ode aux nectars divins, avec le vin comme langage Universel.
Di Vino, c’est un retour aux sources, une consécration pour celles et ceux qui vivent en harmonie avec leurs terroirs.
Di Vino, c’est l’osmose de l’homme et de la terre, réunis dans une création commune.

Une quintessence exprimée au travers d’une série de photographies qui apporte un regard graphique et sensible sur l’univers de Bacchus.

Imprimer cet article

“VISAGES AU-DELA DES FRONTIERES” de l’Iowa à l’Himalaya… de Sandrine HUET

huet-portraits.jpg

Du 3 MARS au 27 AVRIL 2011

vernissage le 3 mars de 18h à 22h en présence de l’artiste. Entrée Gratuite.

Imprimer cet article

Lumières de Venise

Magnifique exposition que celle de Monsieur Gérard CAMBON…”LUMIERES DE VENISE” et ce, jusqu’au 3 mars 2011….pour plus amples informations, je vous invite à consulter le lien de nos expositions en cours & à venir.

Imprimer cet article

“Le mexique aux mille visages”

afficheflyer-5.jpg

Exposition à partir du 5 Mars 2009 par Patrick Giberstein

Présentation de l’exposition par Patrick Giberstein

20 ans que je traine mes guêtres, mes lunettes de soleil et mon appareil photo en pays aztèque. 20 ans que je traque l’insolite et le surréalisme de ce pays qui comme disait André Breton, se vit au Mexique dans la rue au lieu de s’admirer dans les galeries d’art.

20 ans et quelques 20,000 images plus tard cette exposition est l’occasion pour moi d’un arrêt sur image, d’un retour en arrière, d’une prise de conscience du temps qui passe… que sont devenus ces visages figés l’espace d’un instant…? souvent je me le demande, jamais je n’ai de réponse… mais je me dis toujours que la magie et l’art de la photo réside en cela… fixer le temps pour mieux faire vagabonder l’imaginaire propre a toute création artistique. Et qui mieux que ces hommes, ces femmes et ces enfants pour nous faire pénétrer cette culture millénaire que les mexicains ont su perpétuer jusqu’a nos jours a travers leurs traditions et leurs rites ancestraux… Ces personnages racontent une histoire, leur histoire et celle de leur pays… A vous de la réinventer